Les ancêtres du costume

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Si le besoin de porter des habits a longtemps été considéré comme conséquence de la consommation du fruit défendu du jardin d’Eden, il existe aujourd’hui deux analyses justifiant l’apparition des vêtements :

  • La survie, avec l’utilisation de peau de bête pour se protéger.
  • Le symbolisme, où le port d’habits est (au même titre que le port de trophées) une source de fierté pour celui qui s’en vêtit.

Le thème du costume est particulièrement vaste et peut être traité de nombreuses manières ; je vous propose donc de revenir sur l’évolution du costume au cours des siècles.

Notre voyage commence à la préhistoire, où l’on peut trouver trois types de vêtements

  • Les peaux de bêtes, enroulées autour du corps. Marquant l’apparition d’un savoir faire avec l’utilisation d’outils (silex taillé…) pour aider à la découpe des peaux.
  • Dans les zones les plus chaudes du globe, on retrouve des traces de tissage (feuilles et tiges) pouvant servir de cache-sexe.
  • Enfin, la troisième forme de costume était la peinture corporelle, pour le coup à 100% un habit symbolique.

Avec l’apparition des premières civilisations, des milliers de styles vestimentaires vont se développer, propre à chaque région voire à chaque ville (on était alors bien loin du costume moderne, porté pareillement tout autour du globe). Ces styles peuvent malgré tout se ranger en cinq grandes catégories :

Le costume drapé ; le plus proche de la peau de bête, où le vêtement est simplement enroulé autour du corps. C’est par exemple le pagne égyptien ou encore le sari indien. Une forme plus moderne peut être les tours de cou (cheich, foulard, écharpe…).

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Le costume enfilé ; où un trou est pratiqué dans la pièce pour permettre le passage de la tête. C’est par exemple le poncho mexicain ou le Paenula romain, proche de la cape moderne.

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Le costume cousu et fermé ; ici la finalité est d’avoir un vêtement proche du corps, en une pièce qui s’enfile (la tunique, ou le t-shirt) ou s’accroche (la chemise). Il a vocation à rester fermé.

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Le costume cousu et ouvert ; là on retrouve des vêtements souvent historiquement fermés, mais qui se sont ouverts au fil du temps. On peut notamment penser au Caftan.

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Le costume fourreau ; c’est généralement un costume d’une pièce qui s’enfile par et qui laisse une grande liberté de mouvement aux jambes (notamment pour les cavaliers). On retrouve ici le pantalon.

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Nous le voyons, le costume actuel est en réalité un astucieux mélange de styles.

Bien à vous.

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8# Les accessoires de champagne

Afin d’optimiser la dégustation du champagne, il est nécessaire de disposer d’un minimum d’ustensiles, Les voici ici classés par ordre d’importance.

Indispensable, les flûtes se caractérisent par leur forme longue et fine. Cette forme sert le champagne, car le long pied le protège du réchauffement par la main ; le faible diamètre du verre est parfait pour maintenir l’effervescence du champagne, éviter qu’il ne s’évente et perde ses aromes. De plus, mieux vaut éviter les flûtes fantaisies (colorées ou gravées) qui parasite l’examen visuel du vin.

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La flûte a aujourd’hui totalement supplantée la coupe, dont la forme évasée est clairement moins adaptée pour la dégustation de vin effervescent. A regret, car la coupe est entourée d’un certain nombre de mythes ( sa forme serait modelée à partir du sein de Marie Antoinette d’Autriche) et à réellement laisser son empreinte dans les esprits ;ne dit-on pas toujours :’’une coupe ?’’, alors que c’est une flûte qu’on propose.

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Presque obligatoire, le seau à glace permet de rafraichir puis de garder une bouteille à bonne température. Mais attention, le champagne se déguste entre 8 et 10°C (pour un brut), il ne s’agit donc pas de glacer la bouteille. Pour se faire, le seau doit être rempli à 50% de glaçons et 50% d’eau froide. Une fois plongée dedans, seul la coiffe de la bouteille doit sortir de l’eau, c’est pourquoi il faut prévoir une serviette, afin d’essuyer le flacon et éviter les gouttes avant le service.

Pour une bouteille sortie de cave (12°C), il faut prévoir 30 minutes de rafraichissement, contre 2H pour un flacon à température ambiante.

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Un bouchon stoppeur peut se révéler bien utile pour pouvoir refermer et la déguster sur deux ou trois jours. A noter que la technique de la petite cuillère est à bannir, faute de résultats.

Un sabre permettra de créer le spectacle, comme présenté dans un futur article.Carafe_Service-r

Une carafe ? Rare est sujet à controverse, le passage en carafe du champagne semble être plus un effet de mode qu’un réel moyen d’honorer cette boisson.

Bien à Vous

La start-up Big Moustache : le test

Depuis plusieurs années, la barbe a la cote, cette mode a permise aux hommes de se réintéresser à leur pilosité faciale, ce qui a entraîné la réouverture d’échoppes de barbiers. Parmi les nouveaux acteurs de la barbe, une jeune entreprise, Big Moustache s’est démarquée en proposant une offre de rasoirs par correspondance ! Economique, de qualité et un peu décalée, je vous propose de revenir sur cette offre d’un nouveau genre.

Pour le concept :

La première étape est de sélectionner un rasoir : 3 ou 5 lames (le manche est offert) ; il faut ensuite choisir le nombre de têtes qu’on souhaite recevoir par mois, d’une (3€) à 8 (19€). L’offre de 3 têtes par mois à 7€ me semble la plus adaptée pour le rasage quotidien d’un visage à pilosité normale. L’envoi peut ensuite être complété par des produits complémentaires tel que de la crème à raser ou de l’huile de rasage.

Pour le test :

J’ai eu la chance de recevoir un beau colis afin de tester le Terminator (5 lames) ainsi qu’une crème à raser.

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Pas vraiment habitué aux rasoirs ‘’modernes’’, je dois reconnaître que ce que j’ai eu entre les mains est un bon outil, le manche est siliconé et donc ne glisse pas durant la coupe, quant aux lames, elles font parfaitement leur travail et je ne déplore aucune coupure. Pour le prix, l’offre reste compétitive face à des rasoirs (manche + tête) de grande surface pouvant se trouver à prés de 10€.

On retrouve l’esprit décalé de la Start-up sur le tube de crème :

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Voici le résultat de la montée de la crème avec mon blaireau :

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En bref, la crème monte bien, et permet une bonne glisse (je valide).

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Petite anecdote, depuis 2015 Big Moustache propose un service de barbier ambulant, avec un vélo aménagé spécialement.

 

Bien à vous.

Gousset OMEGA Vintage

Faute de pouvoir m’offrir une Speademaster durant mes études, j’ai malgré tout pu compter une Omega dans ma collection (nom vaniteux pour mes trois montres). Pour ce faire, je me suis tourné vers le marché de l’occasion vintage.

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Omega est une entreprise horlogère suisse créée en 1848. Son histoire est ponctuée de moments d’exception ; c’est par exemple la première montre à avoir connu l’atmosphère lunaire en 1969 au bras de Buzz Aldrim.

Aujourd’hui, la montre Omega la plus abordable est la Seamaster quartz (sans grand intérêt horloger) à 1400€. Les modèles phares, Seamaster et Speedmaster, se retrouve aux alentours de 4000€ ; bref, pas à la porté de toutes les bourses (dont la mienne).

C’est pourquoi je me suis tourné vers le marché de l’occasion, mais là aussi, la cote d’Omega reste haute. Le critère vintage c’est alors ajouté à mes recherches et j’ai enfin commencé à trouver des choses plus intéressantes.

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C’est ainsi que pour 60€, j’ai pu dégotter (sur le web) une jolie Omega à gousset. En ouvrant la bête, il est apparu un numéro de série : 7155466. Numéro qui m’a permis de dater la montre aux années 20.

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Niveau performance, elle tient l’heure à plus ou moins 4 secondes sur une journée. Malgré tout, une visite chez l’horloger ne saurait tarder.

 

Bien à vous.

9# déguster le champagne

C’est décidé, la prochaine bouteille fera honneur à la région Champagne ! Voici un cours topo, pour être prêt à en profiter à 100%.

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L’ouïe

Débutons légèrement avec ce sens, le premier qui rentre en jeu avec le plaisir d’entendre sauter le bouchon et son ‘’pop’’ si caractéristique. Il reste ensuite à apprécier le pétillement des 2 millions de bulles contenues dans une coupe.

La vue

Après l’écoute, l’observation. Comme pour tout vin, on peut analyser sa robe, mais aussi ses bulles et sa mousse. Sa teinte peut varier de limpide à miel avec différentes intensités de brillances (un vieux champagne peut parfois sembler terne par rapport à un jeune vin bien plus chatoyant).

La mousse s’analyse par son abondance et sa persistance.

Les bulles, dues au dégagement de CO2 contenue dans le vin se caractérisent par :

-Le nombre de sites de nucléations, c’est-à-dire le nombre de site d’apparition des bulles qui sont en faites des fibres de cellulose, provenant des chiffons utilisés pour essuyer les verres, voire la simple poussière qui se déposent avec le temps. Ainsi, pas de bulles sans verre sale.

-Les bulles ; en montant dans la flûte, une bulle de champagne se charge en arômes, ce qui explique l’odeur et le gout si particuliers des vins effervescents. Les bulles ne servent donc pas seulement à rendre le champagne pétillant, elles servent d’exhausteur de gout ! Mais ceci est vrai pour toutes les bulles, peu importe la taille (qui d’ailleurs augmente avec la remonté vers la surface).

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L’odeur

Après l’analyse visuelle, vient l’analyse olfactive. Et comme les bulles de CO2 se chargent de faire ‘’éclore’’ le champagne en libérant les arômes du vin, il n’est pas nécessaire de faire tourner la flûte comme pour un vin tranquille. Selon son expérience, le consommateur pourra détecter et trier les arômes voire deviner les cépages dont est issu le vin (très grossièrement, les fruits à chairs blanches pour le chardonnay, les fruits rouges de printemps pour le pinot noir et les fruits rouges d’automne pour le pinot meunier).

Le toucher

Par rapport à un vin tranquille, un vin effervescent va pétiller en bouche, et c’est là une de ces principales caractéristiques. Mais à une époque, certaines personnes utilisées une ‘’touillette’’ afin de dégazer le vin d’une flûte… Pourquoi alors ne pas commander un verre de blanc déjà tranquille ? Un champagne sans bulle, c’est comme une flûte pré-remplie de crème cassis, une insulte.

Le goût

On y est, le moment est venu de faire chanter les papilles, il est temps de valider les analyses olfactives, visuelles, olfactives et tactiles, il est temps de profiter à 100% de votre dégustation.

Bien à vous